GBB souhaite une Journée Internationale des Droits de la Femme pleine de Bonheur aux Femmes Africaines : Solidarité avec les Femmes de Goma, victimes de la guerre

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GBB souhaite une Journée Internationale des Droits de la Femme pleine de Bonheur aux Femmes Africaines : Solidarité avec les Femmes de Goma, victimes de la guerre

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08 mars 2025 - 09:27

En cette journée du 8 mars, Journée Internationale des Droits de la Femme, la Ville de Goma, symbole du conflit qui déchire l'est de la RDC depuis plus de trente ans, traverse des épreuves dramatiques. Depuis le 27 janvier 2025, Goma a été assiégée par le groupe armé M23, entraînant une offensive sur la capitale du Nord-Kivu. Cette attaque a eu des conséquences tragiques pour plus d’un million d’habitants, avec des combats qui se sont propagés au cœur des quartiers défavorisés et densément peuplés, où des balles et des obus ont défiguré la vie de milliers de civils réfugiés dans des maisons précaires.

Le camp Katindo, situé en plein cœur de Goma, qui servait de refuge à des centaines de familles de militaires, a vu de nombreuses vies bouleversées. À la suite de la défaite des FARDC, ces familles ont dû fuir, abandonnant tout derrière elles, pour échapper à la violence. Une femme de militaire témoigne : « Nous avons tout abandonné pour sauver nos vies ». Dans l’incertitude, ces familles errent dans la ville ou s’entassent dans des quartiers déjà saturés par les vagues de déplacés.

La crise humanitaire qui en résulte reste largement ignorée. Des organisations comme la Génération Bénie pour Bénir (GBB) interviennent pour apporter du soutien. Alors que la vie reprend lentement à Goma, sous le contrôle de l'AFC/M23, ces familles de militaires, souvent perçues comme proches des anciens défenseurs du régime, vivent un calvaire silencieux. Elles sont privées de soutien et restent dans l'attente d’un avenir incertain.

Les nouvelles autorités de Goma ont pris des mesures drastiques, comme le démantèlement des camps de déplacés et leur renvoi vers leurs villages d’origine. Mais ces familles de militaires n’ont ni maison ni adresse physique. Beaucoup sont contraintes de quitter les bâtiments scolaires et les églises dans lesquels elles s’étaient réfugiées. Celles qui ne sont pas veuves se retrouvent souvent sans nouvelles de leurs maris, ou avec des maris invalides de guerre, et doivent nourrir leurs enfants dans des conditions de vie précaires, sans eau, nourriture, ni toilettes.

Ces femmes, chefs de famille, n'ont plus accès aux salaires de leurs maris, car toutes les banques sont fermées. Elles se retrouvent dans une situation de vulnérabilité extrême, laissées pour compte et condamnées à l’errance. Le sort des veuves et des orphelins des familles militaires est un impact dévastateur de la guerre actuelle.

Dans ce contexte, GBB appelle à une solidarité active et à la mise en place de mesures de protection sociale pour les femmes veuves et les orphelins des familles militaires. L’objectif est d'éviter leur précarisation et leur exclusion. GBB souhaite à toutes les femmes africaines une belle et joyeuse Journée Internationale des Droits de la Femme, et leur exprime son soutien dans la lutte pour une réinsertion économique et sociale digne et juste.


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